Ça sent le fromage…

Cheese

« Tout paysan debout domine noble à genoux. » Des décisions récents de la cour fédérale Canadienne ont soutenu les reglements protégeant la composition des fromages produits au Canada et confirmant les pourcentages minimaux de lait frais Canadien utilisé dans les fromages.

En 2008 le gouvernement canadien annonçait des changements des normes des Lois et Règlements sur les aliments et drogues du Canada et l’Acte de Protection Agricole qui en décembre 2008, changeraient de façon importante la production du fromage au Canada. Les nouveaux reglements limiteraient l’utilisation de produits laitiers modifiés dans la production du fromage au Canada. Les reglements furent misent en place pour protéger le pourcentage de lait frais canadien utilisé dans la production de fromages canadiens.

Le 20 octobre 2008, en anticipation des changements, Kraft Canada Inc., Parmalat Canada Inc. et Saputo Inc. (KPS) ont déposé une application à la Cour fédérale du Canada contestant ces nouveaux reglements. Ils allègent que les reglements augmenteraient les couts au consommateur et causeraient dommages à l’industrie puisque les consommateurs achèteraient moins des nouveaux fromages plus chèrs. Pour citer Yvan Loubier, porte parole de KBS, « Ces reglements menacent la viabilité du Canada comme nation productrice de fromage. »

Graduellement, les grands transformateurs laitiers du Canada ont subtilement modifié les limites du système canadien de quota et tarification, érodant la protection légale qui assurait que les produits laitiers canadiens étaient faits à base de lait canadien (on penserait que ça devrait aller de soi – mais ce n’est jamais si simple). Les ingrédients tel “ingrédients laitiers”, “protéine de lait”, “lactosérum”, “poudre de lait” et autres produits dérivés du lait pouvaient être importés de pays ou les reglements sur l’agriculture laitière sont plus relâchés (e.g. le Brésil, les E.U., la Chine), handicapant l’Agence canadienne d’inspection des aliments qui cherche à nous protéger de pratiques tel l’utilisation d’hormones de croissance chez les vaches laitières ou la cruauté vers les animaux domestiques.

Dans la décision initiale d’octobre, la Cour fédérale du Canada confirma les renforts des Lois et Règlements sur les aliments et drogues du Canada et de l’Acte de Protection Agricole qui forcerait le producteurs de fromage à utiliser plus de lait entier canadien et moins de produits dérivés. Au mois de Novembre 2009, Kraft et Saputo revinrent à l’attaque – portant la décision de la cour en appel. Encore une fois, les transformateurs allègent que les consommateurs et les fermiers seraient gagnants dans un marché plus libéralisé. Dans les pays ou de tel libéralisations ont eu lieu, les consommateurs et les fermiers furent clairement les grands perdants (au profit des multinationales). Par exemple, la Cour Européenne des Auditeurs à rapporté en octobre 2009 qu’entre 2000 et 2007, quand l’Union Européenne commença à relaxer ses protections tarifaires et ses quotas, le prix payé au fermier (laitier) tomba de six pour cent pendant que le prix payé par le consommateur augmenta de 17 pour cent. C’est à nous de supporter la création d’un marché équitable qui assure la qualité du produit et la santé financière des premiers producteurs. Quand votre représentant municipal, provincial ou fédéral passera chez vous pour y solliciter votre vote – demandez lui ce qu’il (ou elle) fera pour protéger nos fermiers et nos marchés alimentaires contre les pressions des multinationales. Impliquez vous et achetez vos aliments des petits producteurs ou directement des fermiers dans la mesure du possible. Protégez vous-même votre sécurité alimentaire!

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Cette entrée a été publiée le 2010/02/01 à 04:00. Vous pouvez suivre toutes les commentaires de cette entrée à partir du fil RSS. Vous pouvez laisser un commentaire ou utilisez un rétrolien (trackback) à partir de votre propre site.

One Comment

  1. admin says on 2010/02/03 | Permalink

    Juste un petit suivi à ce sujet. La taille moyenne des fermes laitières au Québec est présentement d’environs 55 vaches, avec la plus grosse ferme laitière québécoise étant d’environs 1000 vaches. Cela nous indique que la grande majorité de nos fermes sont encore de petites opérations familiales qui on su résister (avec l’aide de notre législation) aux fortes pressions industrielles qui poussent vers la consolidation et l’industrialisation de la production. Dans ces cas, les fermes peuvent sortir et nourrir leur vaches en pâturage plus souvent – augmentant non seulement la qualité du lait, mais aussi la santé des bovins producteurs. Posez ceci en contraste avec les fermes du Nouveau Mexique, qui ont une taille moyenne de 5000 vaches laitères qui ne voient jamais la lumière du jour.


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    Si « la belle vie » consiste à nous empoisonner nous-mêmes, elle ne sera pas belle longtemps. Pour bien vivre nous devons nous reconnecter avec un mode de vie où nous nous sentons réellement mieux et non pas ce que l’industrie publicitaire essaie de nous faire accroire à propos de la vie de luxe que nous « méritons » comme récompense pour notre travail. Si nous avalons l’appât que nous tend la publicité nous allons recevoir exactement ce que nous méritons – c’est-à-dire une vie où nous ne pourrons rien faire sauf manger, boire et regarder la télé car nous serons trop mal en point pour faire quoi que ce soit d’autre.
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