Les fruits, les légumes et les pesticides

Proéminent parmi les raisons pour lesquels les gens choisissent les fruits et légumes biologiques est la question des pesticides. Les produits biologiques ne sont pas exposés aux pesticides, herbicides ou engrais synthéthiques, par contre les niveaux de résidus de pesticides et d’expositions aux pesticides varient beaucoup à même les produits agricoles non-biologiques.

Les pesticides, herbicides et engrais synthétiques on longtemps été une patate chaude dans le mouvement environnemental. Depuis avant le début de la Révolution Verte des années 1960, les environnementalistes se battent contre l’utilisation de produits synthétiques en agriculture. Les augmentation massives des récoltes au niveaux global produites par les techniques de la Révolution Verte on largement réduits les problèmes de faim au monde, mais l’ont réussi en grande partie à cause d’utilisation effréné de produits chimiques et industriels. James E. McWilliams dans son excellent livre “Just Food” proppose que “Parce-que les moyens – irrigation industrielle; engrais, herbicides et pesticides synthétiques; et formes agressives de mécanisation – étaient responsables pour une grande partie des récoltes exceptionnelles de la Révolution Verte, les environnementalistes ont légitimement porté objection à ces méthodes.” Dans divers cas, les soucis des environnementalistes à propos de la sécurité de tel pesticides se sont prouvés valides; les produits tel les dioxines, le DDT et l’agent-orange démontrant non seulement de forts effets cancérigènes mais aussi une persistance remarquable – restant intacts et actif pour plusieurs décennies.

Les partisans du bio citent souvent le fait que l’agriculture biolgique utilise moins de produits chimiques que l’agriculture dite conventionnelle comme garantie de la sécurité des aliments biologiques. Alors qu’il est vrai que l’agriculture biologique applique des produits “naturels” plutôt que les produits synthétiques utilisés par l’agriculture industrielle, ce fait seul n’assure pas que ces produits “naturels” sont inoffensifs. Souvent notre obsession d’éviter les produits synthétiques néglige le fait que la majorité des produits toxiques dans notre environnement sont complètement naturels. D’après le journal prestigieux Science des chercheurs ont montrés avec des études de toxicité sur des rongeurs qu’un verre de vin, un ver de jus d’orange et même une tasse de café avaient un “indice de potentialité” toxique plus élevé que les pesticides synthétiques lindane et captane. Hervé This, chimiste à l’Institut National de la Recherche Agronome à Paris et auteur de renommé sur les sujets de la Gastronomie Moléculaire crois que la majorité des gens ne se comportent pas rationnellement lorsqu’il est question d’alimentation. Alors que les gens s’affolent à propos des pesticides et des contaminations alimentaires rares, Hervé This note que rares sont ceux qui se plaignent lorsqu’ils mangent des viandes grillées, qui contiennent des quantités de molécules cancérigènes (tel les benzopyrènes) déposés par la fumée. Il observe aussi que même si les consommateurs et chefs se disent concernés par les toxines dans leurs aliments, ils rajoutent sans soucis des élements tels le tarragon, la feuille de laurier et la noix de muscade à leurs recettes – sans s’inquiéter des poisons que ces mêmes épices renferment (les toxines dans une seule noix de muscade broyé peuvent tuer un adulte). Sur ce sujet, This cite Paracelsus medecin, botaniste, alchimiste et astroloque de la Rennaissance qui dit:

“Alle Ding’ sind Gift, und nichts ohn’ Gift; allein die Dosis macht, daß ein Ding kein Gift ist.”
“Toutes choses sont poison et rien n’est sans poison, seule la dose permet quelque chose de ne pas empoisonner.”

L’agriculture biologique fait maintenant partie des ligues majeures – elle génère en Amérique seulement des milliards de dollars. L’industrie bio à bâti sa réputation lucrative sur la croyance populaire qu’elle n’utilise guère de pesticides. Toutefois, tel qu’évoqué par McWilliams dans son chapitre sur la Panique Organique, puisque les pestes consomment plus de quarante pour cent des récoltes aux États Unis, les fermiers – bio ou non – n’ont aucun recours que les produits chimique pour contrôler ces pestes. Que ces produits soient étiquetés “extraits botaniques” ou “bio-rationnel” – ce ne les rends pas ces toxines moins dangereuses. Même si plusieurs de ces produits “naturels” ont étés utilisés pour des décennies voir des siècles sur des petites fermes traditionnelles; l’expansion de l’agriculture biologique à l’échelle commerciale pourrait apporter de sérieux problèmes de santé ou d’environnement similaires à ceux que nous avons vécus avec les soutiens synthétiques à l’agriculture si les toxines naturelles sont utilisés de façon irresponsable ou à trop grande échelle. Pour un exposé bien équilibré et en profondeur lisez Just Food de James E. McWilliams.
Quelles stratégies pouvons nous utiliser pour maximiser les avantages de notre alimentation tout en y réduisant les risques? Quelques tactiques simples sont à notre porté. Premièrement nous pouvons augmenter la variété des espèces dans notre alimentation – ceci réduit la pression d’augmenter la monoculture dans l’agriculture commerciale, une pratique agricole souvent liée à une augmentation de la dépendance sur les apports chimiques; et ceci réduit aussi les doses de toxines discrètes dans notre diète – quelles viennent des engrais, pesticides, herbicides, ou fongicides ou des toxines naturelles dans les aliments eux mêmes. Deuxièmement nous pouvons pousser nos producteurs à adopter une approche plus pro-active et responsable dans le cycle alimentaire en achetant plus d’aliments en saison directement de petits producteurs locaux qui acceptent de justifier et d’être responsable pour leur utilisation de produits chimiques (naturels ou synthétiques); en achetant plus de produits biologiques de producteurs de petite ou moyenne échelle qui respectent la philosophie du biologique et d’un agriculture durable et responsable et en raccourcissant le nombre de maillons entre la production agricole et l’assiette. Pour ceux qui ne peuvent pas ou qui ne sont pas prêts à manger 100% biologique et durable – vous pouvez choisir le bio ou votre choix aura le plus grand impact pour votre famille et l’environnement; en évitant les cultures qui sont le plus contaminés et qui utilisent le plus de produits synthétiques nocifs. Utilisez des guides de référence tel le Shoppers’ Guide to Pesticides du GRoupe de Travail Environnemental pour voir quelles cultures industrielles sont OK. Votez pour un environnement et une alimentation plus saine avec votre carte débit et votre fourchette!

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Cette entrée a été publiée le 2010/02/15 à 00:22. Vous pouvez suivre toutes les commentaires de cette entrée à partir du fil RSS. Vous pouvez laisser un commentaire ou utilisez un rétrolien (trackback) à partir de votre propre site.


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    Si « la belle vie » consiste à nous empoisonner nous-mêmes, elle ne sera pas belle longtemps. Pour bien vivre nous devons nous reconnecter avec un mode de vie où nous nous sentons réellement mieux et non pas ce que l’industrie publicitaire essaie de nous faire accroire à propos de la vie de luxe que nous « méritons » comme récompense pour notre travail. Si nous avalons l’appât que nous tend la publicité nous allons recevoir exactement ce que nous méritons – c’est-à-dire une vie où nous ne pourrons rien faire sauf manger, boire et regarder la télé car nous serons trop mal en point pour faire quoi que ce soit d’autre.
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