2010/03/28 - 18:53

Vous voulez nourrir des enfants avec ça?

Cette petite nouvelle amusante est apparue dans les médias autour du monde occidental: dans le but de déterminer l’efficacité des agents de préservation utilisés dans un grand segment du système alimentaire américain Joann Bruso, une grand-mère de la région de Denver (qui est aussi une nutritionniste attitré), à laissé un “Joyeux Festin” sur une tablette dans son bureau pour 12 mois. Après 365 jours, ce Joyeux Festin de cru est remarquablement bien préservé.

Mme Bruso, qui écrit un blogue sur la nutrition des enfants nommé BabyBites, à laissé un Joyeux Festin de McDo sur une tablette dans son bureau pour l’observer et documenter son vieillissement sur son blogue. Tel qu’elle cité sur son site, son mari « était inquiet que le repas en décomposition émanerait des odeurs terribles dans la maison. Il s’inquiétait aussi que la nourriture attirerait des fourmis et des souris. » En effet, le repas n’attira même pas des mycètes (champignons). Il resta sur sa tablette (Mme Bruso admet que l’air du Colorado est excessivement sec) et il… et bien, il resta. Semble t’il que personne n’en voulait, ni les souris (si il y en avait chez elle), ni les insectes même pas la microflore – et nous servons ceci à nos enfants?

Les économistes utilisent parfois le niveau de compétition pour un item pour en déterminer la valeur. Le plus le niveau de compétition est élevé (la demande) – le plus que le gagnant de la compétition doit sacrifier en échange pour l’item. Le même principe s’applique à la plus part des aliments. La compétition pour un aliment avec un haute valeur nutritive intrinsèque sera rapide et féroce. Nous voyons ce principe en action avec les fruits , légumes et viandes fraiches qui sont laissés sans protection. Ce ne sera pas long avant que les insectes, la microflore (champignons, bactéries et virus) et les animaux en fassent leur repas.

Mme Bruso et les médias qui ont suivi et retransmis son histoire ont suggéré que la stabilité des ingrédients du Joyeux Festin après un an sur une tablette (du moins en aspect visuel) était signe de sa piètre qualité nutritive. Tandis que ceci peut être la vérité dans le cas des fruits, légumes et des viandes fraîches, dans ce cas c’est une simplification de systèmes complexes. Si la résistance d’un aliment aux bactéries, aux champignons ou autres microflore est indication de sa piètre qualité nutritive, les aliments stables tels les fromages, les fruits séchés, les noix et le miel qui sont généralement résistants à ces micro-organismes dus à leur niveau d’humidité très bas (et conséquente concentration très élevé de gras et de sucre) devrait être considéré comme de la mal bouffe. Souvent, tel dans le cas du pain de cet hambourgeois, le très bas taux d’humidité de certains aliments produit un environnement qui ne supporte pas la croissance de champignons, bactéries ou autres micro-organismes. Les frites du Joyeux Festin sont si bien cuites que l’huile remplace tout l’humidité naturelle des patates et que l’amidon et l’huile qui reste dans les frites peuvent résister à la dégradation pendant des années. Même la viande dans l’hambourgeois d’un Joyeux Festin ; qui est cuite aux standards « bien cuit » des départements de salubrité de l’USDA (70 °C au centre) – aussi connu sous le nom de « semelles de bottes » – contient si peu d’eau qu’aucun micro-organisme n’y vit. Ceci explique les besoins des gens pour les condiments quand ils mangent ces aliments, ces condiments qui contiennent eux aussi de très hautes concentrations d’huile et de sucre, sinon ces Burgers sont pratiquement pas mangeables.

Si nous disons que l’attraction que les animaux éprouvent vers un aliment est un signe de sa valeur nutritive, comment expliquons nous les millions de rats, de ratons laveurs, de goélands, de corneilles et d’ours qui se nourrissent régulièrement de Joyeux Festins, de frites et de Whoppers dans les poubelles derrière les restaurants « fast-food » au travers le monde ? Le fait que le Joyeux Festin de Mme Bruso survécut en une si belle condition est plutôt une attestation à ses talents de ménagère (aucun rongeur ni insecte dans la maison) et au climat sec de Denver qu’à la qualité nutritive du « repas ».

Si nous voulons réellement argumenter contre ces aliments, nous devons nous appuyer sur des arguments logiques, solides et complets qui ne peuvent pas si facilement être contrarié que l’argument présenté par Mme Rousseau et les médias. Certains auteurs (tels Barry Glassner dans The Gospel of Food )ont déjà présenté le fast food comme étant une bonne option pour des familles pauvres et stressées. Si nous voulons changer cette culture alimentaire, nous devons éduquer ceux que nous aimons afin qu’ils comprendre la véritable valeur des aliments – une valeur qui ne peut simplement être calculée sur une base de volume ou de calories par dollar. La véritable valeur des aliments combine l’énergie vitale qu’ils contiennent avec l’amour qui leur est ajouté par ceux qui les cultivent et qui le prépare pour nous. En réduisant la valeur des aliments à une équation de calories par dollar, nous dévaluons tous ces facteurs importants. Ce n’est qu’en fournissant des choix alimentaires plus attrayants à ce que nous aimons et en les éduquants à propos de la véritable valeur des aliments que nous pouvons souhaiter réduire la demande, la valeur et la puissance économique de tels aliments de piètre qualité.

Si nous voulons véritablement que nos proches résistent aux repas tel le Joyeux Festin, nous devons de façon consistante produire des repas qui s’y comparent favorablement. Je crois que dans le but de réduire les puissances les grandes compagnies alimentaires, nous devons travailler ensemble pour réellement améliorer nos choix alimentaires. C’est notre responsabilité envers nos proches de leur fournir des choix alimentaires qu’ils préféreront à ces expériences fabriquées. Nos raisons pour choisir de vrais aliments frais doivent convaincre logiquement, moralement et émotionnellement.

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